Anthropologie cognitive

Publié le par Harpo

L'anthropologie a un problème avec la science cognitive? Oui, car en effet l'anthropologie est une science qui étudie les faits psychologiques sous un système de signes et de représentations qui veulent dire et qui sont en action. La description anthropologique décrirait donc bien des états géographiques et spatiaux dans un temps donné. Bien sûr ces systèmes de signes sont présents dans un système holiste et la pensée n'appartient à aucun individu au contraire elle est le fait d'une société. L'anthropologie et la sociologie sont des sciences qui admettent que les représentations sont des signes qui ont un impact sur la réalité. Là où la psychologie cognitive passifie et neutralise les notions qui ne sont plus des modules du cerveau.

Mais voilà, de nouvelles recherches basées sur la cognition renverse un peu tout ce petit monde. Les cognitivistes suggèrent que les représentations sont dénués de tout sens et que leur présence est dans le cerveau de l'individu. Ces représentations géographisées dans le cerveau des individus proches des émotions reposant sur un état spirituel individuel (et non social) permettraient d'approcher avec bien plus de précision les significations que la culture émet. Maurice Bloch liste de nombreux points qui essentialise les différences des populations avec celles européennes concernant le temps par exemple faisant des autres populations des extra terrestres cognitifs là où les anthropologues cognitifs admettent des modules universels de pensée tel l'identité et le temps. 

Comment pour les anthropologues la pensée pourrait être assimilée à l'endroit où émane les pensées si ces pensées sont au final basées que sur des systèmes sociaux et sont la description de fait matériel géographiques, pire lorsqu'elles sont des actes témoins d'une corporalité chez l'individu qui exprime? Comment résoudre le problème de la pertinence, de la diffusion sociale et de la modularité entre notions pensées et assimilées du cerveau et les représentations dans l'espace social? Pour les anthropologues la question ne se pose pas en terme psychologique (étant compris à travers la psyché) car il n'y a pas de modularité, il n'y a pas de différence, la pertinence n'existe que dans un système qui accepte la modularité. Automatiquement, toute notion décrivant la réalité matérielle et géographique est pertinente, elle ne décrit d'ailleurs pas la réalité si l'acteur social peut n'adhère pas au mythe commun, 

On ira pas jusqu'à dire non plus que tous les anthropologues s'opposent à la psychologie cognitive et qu'ils s'y opposent tous de la même manière. Et il n'y a pas de dualité entre les représentations publiques et les représentations privées puisque les mots sont là pour dire le lien entre eux. 

Mais le problème de tous ces postulats est d'avoir une confiance aveugle en la capacité du langage à décrire des états émotionnels, et malheureusement l'imprécision du langage peuvent suffire à des anthropologues empathiques mais moins à des psychologues épris de système. Elles font entrer l'humanité dans un holisme spirituel proche d'ailleurs de ce qui peuvent rapprocher des systèmes d'espèces biologiques entre elle. De plus ces derniers ont raison dans la manière de bien préciser la signification des symboles les uns par rapport aux autres permettant une plus grande analyse précise. Elles permettront de dépasser l'essentialisation de la psychologie d'autrui et d'entrer dans la postérité de manière à ceux qui nous suivent puisse comprendre très clairement les résultats de nos démonstrations.  

Comprendre la cognition va nous permettre de comprendre le hardware comment la modularité humaine existe et pouvoir rendre et problématiser le software culturel (les humanités)

Je suis persuadé même que la vérité et l'efficacité descriptive des deux méthodes est importante. Et va nous permettre de connaître très vite les déterminants importants de la vie culturelle.

 

Ce dont je m'interroge c'est sur la validité théorique des mots utilisés par les anthropologues. Déjà, l'anthropologie à l'heure actuelle présuppose que des théories sont estimées plus intéressantes que d'autres non pas sur la seule base de leur intérêt, vu qu'il n'y a pas de charge de preuve dans l'efficacité des mots à décrire une situation "sociale". Cet intérêt en terme de pertinence rend la discipline soumis à un verbiage technique et compliquée superflu dont les sciences les plus naturelles sont absentes puisqu'il descrive des mouvements systémiques et des mathématiques. 

La discipline souffre de ce qu'elle même dénonce c'est à dire des effets de structure de domination qui sont sociales entre anthropologues riches ou pauvres par exemple. C'est ironique. 

 

Pour que le langage soit plus technique et intéressant et pour que l'égoisme cesse il faut articuler nos connaissances dans les humanités par rapport à des réalités matérielles qui sont plus ancré dans la biologie du cerveau. 

plutôt que par une infrastructure qui devrait s'autoréguler elle même.

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